Un mardi meet-up un peu différent ce soir. Stéphane Clavier vient nous parler de libertés et de contraintes à travers la musique. Dans cet article nous ne dévoilerons pas le déroulement de l’atelier en détail, mais seulement des bribes, à vous de le découvrir lors du Printemps Agile le 22 mars. Sa présentation étant une sorte de répétition générale qui permet d’avoir quelques retours avant sa version définitive.

 

La contrainte, c’est la liberté ?

 

La contrainte c’est la liberté. Le parallèle est fait avec le monde du travail, en entreprise, où cette liberté est d’abord une vision, un objectif qui doit être partagé par les collaborateurs (mais qui ne l’est pas toujours)

La liberté est elle un paradoxe ?

La liberté en 3 définitions par l’Académie Française :

I. Le pouvoir d’exercer sa volonté, en agissant ou n’agissant pas. Agir dans toute l’étendue de sa liberté. Liberté d’approuver et de contredire.

II. Se dit souvent par opposition à Servitude et signifie l’État d’une personne de condition libre.

III. Se prend encore pour Manière d’agir libre, familière, hardie. Dans cette acception, il se dit en bien et en mal et s’emploie souvent au pluriel.

La liberté serait donc opposée à la contrainte (mais nous ne sommes pas sûrs).

 

“La petite musique de la liberté” présentation par Stéphane Clavier – (C) Thomas Le Floc’H / Club Agile Normandie

 

Morceaux choisis

 

Une fois la notion de liberté et de contrainte introduites, il est temps de passer à l’écoute.

Par l’intermédiaire d’extraits de morceaux de musique de différents registres (classique, blues, rock, jazz, beaucoup de jazz) Stéphane nous propose de chercher les différences, de saisir la ou les contraintes, de les analyser.

D’abord avec quatre versions du célèbre Sweet Home Chicago, puis Les Feuilles mortes, standard du jazz. Où est la contrainte ? Dans la prise de liberté d’interprétation du morceau ? Même si ce sont les mêmes morceaux se ne sont pas les mêmes interprétations, “On ne se baigne jamais dans le même fleuve” dit le proverbe.

Le jazz est pris en exemple, lorsqu’il est est improvisé peut-on dire qu’il est dans une liberté totale ? Mais il y a toujours des contraintes, dans le cas d’une situation d’improvisation forcée, le choix des instruments joués, celle du public présent, etc.

Pour finir cinq morceaux joués par des artistes de référence sont mis à l’écoute. Cinq artistes avec un handicap majeur, pour jouer ou composer leur musique : Beethoven, sourd tout comme Ravel, Django Reinhardt avec seulement 2 doigts ou encore Michel Petrucciani pas plus haut que 99 centimètres. Cinq exemples pour illustrer les croyances limitantes, celles dont “on croit que ça ne va pas marcher”. On a tous une part de liberté et il faut naviguer avec les (ses ?) contraintes.

 

Des questions

 

On vous laisse quelques questions que nous nous sommes posées mardi soir.

  1. Choisir ses contraintes, est-ce une liberté ?
  2. Les règles sont elles des contraintes ? Les contraintes sont elles des règles ?
  3. Y a-t-il des contraintes non contraignantes ? Dans ce cas peut-on encore parler de contraintes ?
  4. Y a-t-il lien entre le résultat (d’une œuvre musicale, d’un projet en entreprise) et un contexte de contrainte ?
  5. Est-ce que, dans un contexte très contraint, c’est légitime de juger un résultat ?

Vous avez  ̶4̶ ̶h̶e̶u̶r̶e̶s̶  jusqu’au 22 mars, on attend vos réponses dans les commentaires ou sur Twitter et Facebook 😉

 

 

Rendez-vous mardi 6 mars pour le prochain mardi meetup, au Forum Digital à Colombelles à 18h30. Dernier meet-up avant le Printemps Agile 2018 le 22 mars !